Thème 2. - L’INDE CLASSIQUE
AUX IVe ET Ve SIECLES
CONNAISSANCES
La dynastie des Gupta (IVe – Ve siècle), qui réunifie l’Inde du nord, marque l’apogée de la civilisation de l’Inde classique. L’art indien d’inspiration hindou et bouddhiste, est cultuel et codifié.
DEMARCHES
Étude au choix.
- Un mythe hindou.
- Un site de l’époque des Gupta.
CAPACITES
Connaître et utiliser le repère suivant
− L’Inde des Gupta, IVe – Ve siècle
Raconter un mythe hindou ou décrire un site de l’époque des Gupta

Les Gupta sont une dynastie qui règne sur le nord de l'Inde du milieu du IIIe siècle à 535. Leur origine reste mystérieuse et il est probable qu'ils aient été tout d'abord un clan de râjas à la tête de petits états dans la vallée du Gange et de ses affluents. Cette dynastie connaît une expansion rapide au IVe siècle sous l'impulsion des conquérants Chandragupta et Samudragupta, et voit l'apogée de sa prospérité durant la première moitié du Ve siècle, notamment sous le règne de Kumarâgupta Ier et de son fils Skandagupta. Le déclin des Gupta débute ensuite, sous l'effet d'invasions extérieures et de forces centrifuges.
Bien que considéré comme un Empire, l'État gupta s'avère en réalité être peu centralisé, même si ses souverains sont les plus puissants du sous-continent indien à leur apogée. Ils dominaient plusieurs royaumes voisins qui partageaient une culture similaire. La période gupta est souvent reconnue comme un « âge classique », ou un « âge d'or » de la culture indienne ancien, qui a vu des réalisations remarquables dans les mathématiques, l'astronomie, la littérature, le théâtre, la sculpture, etc. Si on sait désormais que cet essor est largement tributaire de la période la précédant, son importance dans l'histoire de la civilisation indienne et son rayonnement sur les pays voisins sont indéniables.
I. UNE TENTATIVE D’UNIFICATION POLITIQUE
Vers 1500 av JC, les Aryens s’installent dans la péninsule indienne : ils apportent leur organisation sociale et religieuse et leur langue
L’Inde a connu avant les Gupta la grandeur et la décadence de deux grands empires, celui des Maurya (IVème au IIème siècle av JC) et celui des Kushana (du Ier au IIIème siècle après JC)
Un clan venu du nord de l’Inde s’empare du pouvoir et constitue un immense empire à la fin du Vème siècle : les Gupta. Après un siècle de désordres, l’avènement de cette dynastie apparaît comme le point de départ d’une nouvelle ère.
Il marque le début de la lignée des Gupta impériaux en devenant maître de la vallée du Gange et fonde une nouvelle ère. Il prend le titre de roi des rois.
Il étend territorialement l’empire, en vassalisant des souverains locaux
Il hérite des qualités diplomatiques et politiques de son grand-père et de la valeur militaire de son père. Sous son règne, l’empire atteint sa plus grande extension et connaît un grand rayonnement culture
Le sacrifice védique du cheval est le plus important : avant d’être sacrifié, l’animal pouvait déambuler librement pendant un an ; les territoires traversés étaient alors considérés comme appartenant au roi.
II. LE RAYONNEMENT CULTUREL : UNE CIVILISATION BRILLANTE A SON APOGEE
Instauration du système décimal avec le zéro
Le sanscrit s’impose dans la culture à l’époque Gupta comme la parole correcte. Il devient la langue universelle dans l’univers indien, comme langue diplomatique pour les relations intérieures et extérieures.
Pièce de monnaie représentant Samudragupta.
Statue de Vishnu en état fragmentaire, Ve siècle, école de Mathurâ, Musée National de New Dehli.
Les frères Pandava et leur épouse Draupadi, personnages principaux du Mahabharata, haut-relief de Deogarh, temple Dashavatara, VIe siècle.
Le Stûpa Dhâmekh à Sârnâth, dédié à Buddha, remanié au VIe ou au VIIe siècle.
Le temple Dashâvatâra de Deogarh, dédié à Vishnu, VIe siècle.
De retour à Nankin au terme d’un long périple dans les lieux saints du bouddhisme, le pèlerin chinois Faxian (ou Fa-Hien) rédige au début du Vème siècle sa Relation des royaumes bouddhiques.
« Les habitants sont nombreux et heureux. Ils n’ont pas à déclarer leurs biens, ou à se soumettre à des magistrats et à leurs règlements. Seuls ceux qui cultivent les terres royales doivent verser une part des gains qu’ils en retirent. S’ils veulent partir, ils partent ; s’ils veulent rester, ils restent. Le Roi gouverne sans trancher les têtes ou recourir aux châtiments corporels. Les coupables reçoivent simplement une amende, plus ou moins lourde, selon la gravité de leurs délits. »
3. Un Hindouisme renaissantLe temple de Deogarh
Dédié au dieu Vishnu et datant du VIème siècle, ce temple témoigne du renouveau de l’hindouisme sous les Gupta. Parmi la triade brahmanique, Vishnu devient pour la dynastie la divinité tutélaire et son culte connaît un essor considérable.
* triade brahmanique : les trois principales divinités : Brahma, Vishnu et Shiva
Un mythe : Les avatars de Vishnu
Dans l'hindouisme, un avatar (अवतार, avatâra, en sanskrit "descente", au sens de "descente du ciel") est l'incarnation d'une divinité sur terre, en réponse à un besoin de l'humanité.
Qu'appelle-t-on les avatars de Vishnu ?
les souverains Gupta le considèrent comme leur divinité d'élection, il jouit d'une popularité considérable, il est figuré en costume royal, coiffé d'une tiare et sa parure comporte une longue guirlande de fleurs.
Les avatars de Vishnu sont un thème récurent de la littérature indienne. Ils sont racontés dans les Purana, textes épiques écrits en sanskrit qui font partie de la littérature sacrée de l'hindouisme. Les Purana font suite aux grandes épopées que sont le Ramayana et le Mahabharata. Les Purana ont été composés à partir du IVe siècle apr. J.-C. Plusieurs auteurs se relaient jusqu'au XVIème siècle. Les Purana s'adressent à tous et non pas seulement à l'élite des initiés. Il y a dix-huit Purana majeurs et dix-huit Purana mineurs. Chaque Purana est consacré en priorité à l'un des trois dieux hindous : Brahmâ, Vishnu et Shiva.


Pour vaincre le démon Hiranyakashipu qui, à la suite de grandes ascèses, avait obtenu de Brahmâ de ne pouvoir être tué ni par un homme, ni par un dieu, ni par un animal, ni à l'extérieur, ni à l'intérieur, ni au sol, ni en l'air. Sous sa forme composite, Vishnu prit la forme d'homme-lion le tua en le saisissant au seuil d'une porte - ni à l'intérieur, ni à l'extérieur - et en le maintenant sur son genou - afin qu'il ne soit ni au sol, ni dans les airs - et l'étripa. )
Autres mythes
Stéphane Berton, Jean-Louis Boussard, Vanessa Martin-Poupard
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